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Ticha beAv et Va'ethanan : Aimez la vérité et la paix
Entre Ticha BeAv et Chabbat Na’hamou, Va’ethanan nous invite à examiner nos divisions. L’unité ne consiste pas à obliger l’autre à penser comme nous.Respecter son adversaire, c’est écouter et reconnaître la part de vérité qu’il porte.Beit Hillel et Beit Chammaï ont maintenu leurs désaccords sans rompre leurs liens.Aimer la vérité et la paix, c’est apprendre à vivre ensemble sans effacer nos différences. Résumé de la Paracha Moché raconte comment il a supplié Dieu de le lais
steveohana5
il y a 3 jours15 min de lecture


Devarim : le piège de la comparaison
En ouvrant son discours d'adieu, Moïse revient sur la faute des explorateurs. Ils avaient dit vrai : les villes étaient fortifiées, le peuple était fort, ils n'ont rien inventé. Mais ils se sont trompés quand même, parce qu'ils évaluaient depuis l'Égypte sans s'en rendre compte. Les Juifs d'Occident évaluent depuis l'Occident, et sur le confort, la sécurité et les manières, l'Occident gagne (pour l'instant en tout cas). Leurs enfants n'ont pas le même point de référence, et c
steveohana5
17 juil.12 min de lecture


Mattot-Maseï : Le cœur foncier de Bamidbar
Bamidbar est le livre de la terre et de son juste partage. Il s'ouvre sur un recensement pour répartir la נחלה et se referme sur les filles de Tselofhad, dont la part ne doit pas se perdre. Son secret est le yovel, כִּי לִי הָאָרֶץ, la terre est à Dieu, on ne la possède pas, on l'habite, et elle revient toujours à celui qui en fut privé. La spéculation est le contraire exact du yovel. Elle fait de la terre une marchandise et chasse le frère modeste hors du sol. Retrouver l'es
steveohana5
10 juil.9 min de lecture


Pin'has : désirer la terre qu'on n'a pas vue
Les filles de Tselofhad réclament une part dans une terre qu'elles n'ont jamais vue, et Dieu les récompense pour cet amour. Les explorateurs, eux, ont vu la terre de leurs yeux et n'ont pas su l'aimer. Aujourd'hui, nos objections contre l'aliyah répètent presque mot pour mot leur rapport. Elles ne sont pas fausses, mais elles concluent trop vite. Aimer la terre, ce n'est pas la juger, c'est la recevoir comme un héritage. Résumé de la paracha : La parasha s'ouvre sur la récomp
steveohana5
2 juil.8 min de lecture


Balak : Le lion et la rosée
La paracha et la haftara de Balak nous donnent la carte d'identité d'Israël parmi les nations, le lion et la rosée. La rosée vient de Dieu et nous la portons au monde, le lion ne se dresse que pour la protéger. Nos deux guerres contre l'Iran ont repris les mots mêmes de Bilaam, et le retrait de l'Amérique ne crée pas notre solitude mais la révèle, car nous portons seuls la vocation de prêtres parmi les nations. Derrière cette vocation se tient une exigence qui tient en deux r
steveohana5
26 juin6 min de lecture


Houkat : retrouver notre voix
Cette semaine, Israël s’est senti trahi par celui qu’il appelait son grand frère.Houkat nous rappelle que cette blessure n’est pas nouvelle : Édom aussi, le frère de Yaakov, refuse à Israël le passage et le laisse seul sur la route. C’est alors que surgissent les serpents, non comme un danger nouveau, mais comme la révélation d’une protection qui se retire. Notre désespoir révèle donc une vérité difficile : nous avions trop confié notre sécurité à un frère qui ne pouvait pas
steveohana5
19 juin6 min de lecture


Kora’h à la Knesset : faire fleurir la Torah, ne pas l’instrumentaliser
Mercredi, en pleine guerre et alors que Tsahal manque d’hommes, la Knesset a voté en lecture préliminaire une loi fondamentale faisant de l’étude de la Torah une valeur constitutionnelle de l’État, avec en arrière-plan la volonté de protéger le statut des étudiants en yechiva et leur exemption du service militaire. Pourtant, de plus en plus de jeunes haredim aspirent aujourd’hui à s’intégrer pleinement à la société israélienne. La paracha de Kora’h nous met en garde contre un
steveohana5
12 juin7 min de lecture


Chelakh Lekha : la terre ne porte pas la haine
Pourquoi sommes-nous si prompts à médire de notre propre terre ? Et pourquoi cette haine entre frères qui resurgit dès que la menace s'éloigne ? La paracha nous révèle que ce sont là une seule et même faute : refuser de faire de la place à l'autre. Nos ennemis du dehors ne sont que l'ombre projetée de nos déchirures. Et si accueillir le Nom divin sur cette terre dépendait moins de nos victoires militaires que de notre capacité à céder la première place à ce qui nous unit et n
steveohana5
5 juin8 min de lecture


Beha'alotekha : la manne, le pétrole et le courage perdu
Le peuple a la manne, mais réclame la viande d’Égypte : il ne manque pas de nourriture, il refuse la vulnérabilité de dépendre de Dieu. Il préfère la sécurité prévisible de l’esclavage à l’inconfort d’une liberté reçue jour après jour. Face à l’Iran, l’Occident réagit de la même manière : il parle pétrole, inflation, stabilité, là où il faudrait parler dignité, courage et libération. Il ne ressent plus son aliénation, parce qu’elle prend la forme confortable de la consommatio
steveohana5
29 mai4 min de lecture


Chavouot : Le Yovel, cœur oublié de la Torah
Le Ramban établit un parallèle troublant entre Chavouot et le Yovel : leur sens intime est identique. Le Yovel — ouverture des champs, retour des terres à leur propriétaire, libération des esclaves — est la traduction sociale du Sinaï tel qu'il aurait dû être. Que ce Yovel n'ait jamais été pratiqué prouve que nous n'avons pas pleinement reçu la Torah. La délivrance messianique devra le placer au centre, et la halakha lie d'ailleurs son retour à celui du peuple sur sa terre, a
steveohana5
20 mai7 min de lecture


Bamidbar : retrouver notre vocation commune
Bamidbar pose une question très actuelle : qu’est-ce qui peut encore unir Israël aujourd’hui ? La Torah ne crée pas l’unité en effaçant les différences ; chaque tribu garde son identité, mais toutes campent autour du Mishkan, symbole d’une mission commune.Rav Fohrman montre qu’être “compté” signifie aussi recevoir une responsabilité : chacun compte parce qu’il participe à un projet qui le dépasse. Les Leviim, frères aînés d’Israël, deviennent alors des ponts entre Dieu et Isr
steveohana5
15 mai7 min de lecture


Behar : l’argent au service du chalom
Behar est peut-être la paracha la plus révolutionnaire de la Torah, parce qu’elle présente des principes économiques que le peuple juif lui-même n’a presque jamais réussi à appliquer pleinement. Shemita, yovel, retour des terres, annulation des dettes, prêt sans intérêt : tout y remet en cause notre attachement à l’argent et à la propriété. Ces lois ne décrivent pas seulement une économie plus juste ; elles contiennent l’essence de l'idéal messianique. Elles annoncent un mond
steveohana5
8 mai6 min de lecture


Emor - Construire la Menorah
Dans Emor, la Torah parle d’une huile d’olive pure, concassée pour faire monter une lumière permanente : parfois, c’est sous la pression que la lumière se révèle. Rabbi Shimon bar Yohaï, enfermé dans sa grotte face aux Romains, fait surgir de l’épreuve une lumière immense, celle du Zohar. Aujourd’hui encore, un sondage montre que près d’un Israélien sur deux s’est rapproché de son identité juive depuis le 7 octobre. La souffrance n’a pas créé cette lumière, elle a réveillé ce
steveohana5
1 mai5 min de lecture


Kedochim : La guerre d’Israël contre la racine de la guerre
La sainteté de Kedochim n’est pas un retrait du monde, mais une capacité à distinguer le vrai du faux. Depuis la faute d’Adam et ‘Hava, l’humanité vit dans la confusion du bien-et-mal mêlés. Les idoles modernes (fanatisme religieux, tiers-mondisme, pacifisme abstrait, confort) prospèrent sur cette confusion. Israël les dérange car il porte dans l’histoire une exigence morale, qui maintient envers et contre tout les distinctions. Les guerres d’Israël, loin de détruire le monde
steveohana5
24 avr.8 min de lecture


Tazria – Metsora : De la séparation à la fraternité
Selon Rav Fohrman, la tsara’at n’est pas seulement une faute de parole : c’est le signe qu’un homme s’est coupé de ses frères. Le metsora est envoyé hors du camp parce que sa vraie maladie est une rupture du lien avec le peuple. Sa guérison consiste donc à purifier son ego pour pouvoir revenir parmi les siens. À l’approche de Yom Haatsmaout, le message est simple : la reconstruction d’Israël ne passe pas seulement par un État fort, mais également par une fraternité retrouvée.
steveohana5
17 avr.5 min de lecture


Chemini – Apprendre à recevoir l’histoire
Nous traversons une période de doute, où les événements s’enchaînent sans toujours être lisibles, entre accélérations et pauses qui troublent notre compréhension. La paracha et la haftara nous enseignent que tout dépend de notre manière de recevoir ce que nous vivons : sans préparation intérieure, sans des traits de caractère ajustés, nous risquons de mal comprendre les événements, voire de les rejeter. Elles nous apprennent ainsi à construire ces kélim, c’est-à-dire à nous r
steveohana5
10 avr.8 min de lecture


Pessa’h 5786 – L’Heure du Retour
Pour les Juifs d’Occident, les événements en cours invitent à relire avec attention le sens de ce moment historique. L’exil, longtemps vécu comme un cadre relativement stable, apparaît aujourd’hui sous une lumière plus incertaine et plus fragile. Dans le même temps, Jérusalem redevient, de façon de plus en plus concrète, un pôle de rassemblement, d’espérance et de clarté. La guéoula ne se joue pas seulement dans les événements extérieurs, mais aussi dans le réveil progressif
steveohana5
27 mars6 min de lecture


Nissan, Pessa’h et Vayikra – Le Prix de la Liberté
Nissan est le mois de la libération, et il coïncide avec Vayikra, le livre des sacrifices. Cela montre que la vraie liberté demande toujours un renoncement et un acte de courage. En Égypte, les Hébreux ont dû rompre intérieurement avec la servitude avant même de sortir physiquement. Pessa’h nous apprend ainsi que l’homme a souvent peur de la liberté et préfère parfois une sécurité d’esclave. Cette année aussi, au niveau collectif comme personnel, nous sommes appelés à choisir
steveohana5
20 mars4 min de lecture


Vayakhel – Pikoude – Ha’hodesh : l’accomplissement du destin d’Israël
Chabbat Ha’hodesh marque le début du mois de Nissan, mois de la sortie d’Égypte et de la naissance d’Israël dans l’histoire. En retraçant les grandes étapes de l’histoire juive, on peut voir un processus qui semble aujourd’hui approcher de son accomplissement. Puissions-nous avoir le mérite de voir bientôt la pleine réalisation de cette histoire, avec la destruction d’Amalek, la délivrance d’Israël, la paix pour Jérusalem et les Nations et la reconstruction du Beth Hamikdach,
steveohana5
13 mars3 min de lecture


Ki Tissa – Para – Ezekiel : L’eau, signe et réparation du Lien éternel
Ce Chabbat, l’eau est l’idée maîtresse : elle nous rappelle en même temps qu’elle répare notre lien indéfectible avec notre Libérateur. Dans Ki Tissa, après la faute du Veau d’or, l’alliance n’est pas brisée : Moché brûle le veau, le réduit en poudre, en répand la poussière sur l’eau, puis fait boire le peuple pour le purifier. Dans Parah, l’eau lustrale lave la souillure du contact avec la mort. Et dans la haftara tirée de Ézéchiel, Dieu promet : “Je répandrai sur vous une e
steveohana5
6 mars5 min de lecture
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