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Lekh Lekha 5787 — Redevenir juif ou devenir hébreu ?
Quand les civilisations qui nous ont accueillis se fissurent, la tentation est de chercher à s'y faire mieux accepter. Lekh Lekha nous rappelle pourtant que l'exil, même prospère, reste une existence sous l'autorité des autres, et que la vocation d'Israël est de bâtir sa propre cité. Pendant deux mille ans, nous avons appris à rester juifs chez les autres. Il est temps d'apprendre à vivre pleinement notre vocation hébraïque chez nous, et d'aider ceux qui sont encore retenus e
steveohana5
il y a 1 jour7 min de lecture


Noa'h 5787 — Quand Babel s’effondre, Israël se lève
Babel voulait unir l’humanité en effaçant les différences entre les peuples. Avraham reçoit la mission inverse : retrouver l’unité à partir d’une identité singulière, enracinée dans une alliance avec Dieu. Aujourd’hui, notre Babel marchande se fissure : en prétendant unifier les hommes par le marché, elle a fragilisé ce qui les unissait. Face à cette crise, la vocation d’Israël retrouve tout son sens : rappeler au monde que l’unité véritable ne naît pas de l’uniformité, mais
steveohana5
16 oct.5 min de lecture


Beréchit 5787 – Sanctifier le désir
Dans Beréchit, après avoir mangé de l’Arbre de la connaissance, Adam et Ève ne découvrent pas la morale, mais la puissance nouvelle de leur propre désir. Le Rav Fohrman montre qu’à partir de là, l’homme ne demande plus seulement « que veut Dieu ? », mais aussi « qu’est-ce que moi, je veux ? ». Le Rav Ashlag enseigne que ce désir de recevoir n’est pas mauvais en soi : il doit être orienté vers le don. L’argent devient alors un symbole puissant de ce choix entre recevoir pour r
steveohana5
8 oct.5 min de lecture


Sim'hat Torah 5787 - Le pouvoir de la joie
La modernité nous promet toujours plus de contrôle, mais elle nous laisse souvent plus seuls, plus dispersés, plus coupés de ce qui nous touche vraiment. Sim’hat Torah propose l’inverse : sortir de soi, entrer dans la relation, recevoir au lieu de maîtriser. La joie naît alors moins de ce que nous possédons que de ce à quoi nous nous relions. Danser autour de la Torah, c’est retrouver un « nous » là où les écrans nous enferment dans le « je ». Et peut-être que la joie commenc
steveohana5
2 oct.3 min de lecture


Souccot 5787 — Sortir du piège d’Essav
Depuis deux ans, à l’approche de Souccot, Israël se retrouve face au tribunal des nations, sommé de se justifier encore et encore. Mais la Torah raconte qu’après avoir affronté Essav, Yaakov ne reste pas prisonnier de son regard : il va à Souccot. Peut-être est-ce cela que la fête nous demande aujourd’hui : quitter enfin le face-à-face, retrouver notre propre souffle, notre confiance, notre vocation. Non plus seulement défendre notre existence, mais recommencer à l’habiter. S
steveohana5
23 sept.6 min de lecture


Kippour 5787 - Porter le fardeau de son prochain
À Kippour, le jeûne ne sert pas à « payer » nos fautes, mais à déplacer le centre de notre existence. En suspendant nos propres besoins matériels, nous devenons plus disponibles à ceux des autres, comme l’enseigne Isaïe : « partage ton pain avec celui qui a faim ». C’est le sens profond de la parole de Rav Israël Salanter : « les besoins matériels de l’autre sont mes besoins spirituels ». Alors le moi étroit recule, et peut émerger un Moi plus profond, relié au peuple et resp
steveohana5
18 sept.4 min de lecture


Les dix jours qui contiennent l’année
Le Gaon de Vilna, dans Aderet Eliyahou (Berechit 1:14), donne une lecture étonnante des dix jours entre Roch Hachana et Yom Kippour. L’année solaire dépasse l’année lunaire d’environ dix jours. Or Israël compte selon la lune, tandis que le monde vit selon le rythme du soleil. Le Gaon voit dans les עשרת ימי תשובה, les dix jours de Techouva, une sorte de temps de jonction entre ces deux mesures du temps. Au niveau cosmique, c’est un moment où les cycles se rejoignent. La lune e
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14 sept.2 min de lecture


Roch Hachana 5787 – Eprouver le manque de la délivrance
Cette année, Roch Hachana commencera par une absence : le jour même que la Torah appelle Yom Teroua, le shofar ne sonnera pas, parce qu’il tombe Chabbat. Or au Beit Hamikdash, il retentissait malgré Chabbat, signe que notre retour reste encore inachevé. Ce silence nous rappelle non seulement ce qui manque encore à la gueoula, mais aussi ce que nous devons continuer à attendre et à désirer. Car la tradition enseigne que la délivrance est liée à cette espérance qui refuse de s’
steveohana5
10 sept.7 min de lecture
Roch Hachana : engendrement, Akeda et teshouva
Ce texte est la retranscription du cours sur Roch Hachana donné chez la famille Toledano à Raanana pour l'élévation de l'âme de Dan Wajdenbaum z'l. Introduction Bonsoir à tous. Merci à la famille Toledano, et merci à chacun d'être là. Après une interruption d'au moins un an, je suis très heureux de reprendre et d'ouvrir ce cycle avec Roch Hachana. J'espère que nous pourrons désormais nous retrouver régulièrement. Ce cours sera centré sur l'enseignement de Manitou — le Rav Léo
steveohana5
6 sept.33 min de lecture


Nitsavim-Vayelekh - Ecouter avant de savoir
Nitsavim nous révèle que le retour à Sion n’est pas la fin de notre histoire : après le retour de la terre vient celui du cœur. Mais cette transformation ne se décrète pas : וּמָל ה׳ אֱלֹהֶיךָ אֶת לְבָבְךָ, « Hachem ton Dieu circoncira ton cœur ». Notre tâche commence donc par Hakel : rassembler tout Israël, du chef au puiseur d’eau, pour réapprendre à écouter ensemble une Torah qu’aucun camp ne possède à lui seul. Peut-être notre principal obstacle est-il précisément de croi
steveohana5
3 sept.6 min de lecture


Ki Tavo — Quand tu seras arrivé
Hier soir, les parents étaient conviés à la rentrée de la promotion כ״ו de la mekhina d'Ein Prat (עין פרת), à Kfar Adoumim. Du haut de la colline, le soleil descend sur le désert de Judée : là-bas, les montagnes où Moshé s'est arrêté au seuil de la promesse. En bas, les champs où ma fille Elsa, bientôt, recueillera les premiers fruits. Nadav, un camarade d'Elsa, venu de Herzliya nomme mes ancêtres, du Maroc à la France et je pense aux premiers mots de la paracha Ki Tavo, quan
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28 août4 min de lecture


Ki Tetsé : ce qui restera d’Amalek
La paracha se termine par un ordre qui semble se retourner contre lui-même, puisqu'il faut effacer le souvenir d'Amalek et qu'il est en même temps interdit de l'oublier. Or il existe une fête où nous accomplissons les deux gestes ensemble, et un livre dont on nous promet qu'il ne sera jamais aboli. Ce que nous gardons n'est pas l'ennemi, c'est le réveil qu'il a provoqué, et il existe une discipline pour l'entretenir sans lui. Résumé de la paracha La paracha Ki Tetsé rassemble
steveohana5
21 août8 min de lecture


Choftim : le siège vide
Choftim institue quatre pouvoirs : les juges, le roi, les prêtres et le prophète. Nous avons restauré les trois premiers et laissé le quatrième vacant. Or le prophète n'était pas un devin. Il tenait ensemble deux exigences que nous séparons sans cesse, l’appel à habiter la terre, d’un côté, et l’appel à la rendre habitable pour tous nos frères, de l’autre, parce que ces deux exigences n'en font qu'une. Sans cette voix, un retour s'ouvre mais ne s'achève pas. Cela s'est produi
steveohana5
14 août18 min de lecture


Réé : les lois qui forment le cœur
Réé introduit l’effacement des dettes tous les sept ans et condamne le calcul pourtant rationnel de celui qui refuse alors de prêter. Elle appelle bliyaal — « sans profit » — ce qui semble précisément le plus rentable. De là émerge une conception de la tsedaka qui dépasse l’impôt comme la charité : contraindre l’acte pour former le cœur. La pensée économique redécouvre aujourd’hui que l’homme n’agit pas seulement par intérêt. Le défi d’Israël est d’en tirer toutes les conséqu
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7 août15 min de lecture


Ekev, la brit mila du coeur
Douze fois la paracha Ekev nomme le cœur, et c'est à lui qu'elle confie la vanne par laquelle la pluie descend ou s'arrête. Non par marché, car on ne peut aimer par calcul, mais parce que le flux se pose sur nous à proportion exacte de notre disponibilité. Or ce n'est pas le malheur qui ferme le cœur, c'est l'abondance, et il faut souvent un feu pour rendre la sensation à un membre engourdi. D'où le défi : circoncire nous-mêmes notre cœur, par mille petits gestes vers l'orphe
steveohana5
30 juil.13 min de lecture


Ticha beAv et Va'ethanan : Aimez la vérité et la paix
Entre Ticha BeAv et Chabbat Na’hamou, Va’ethanan nous invite à examiner nos divisions. L’unité ne consiste pas à obliger l’autre à penser comme nous.Respecter son adversaire, c’est écouter et reconnaître la part de vérité qu’il porte.Beit Hillel et Beit Chammaï ont maintenu leurs désaccords sans rompre leurs liens.Aimer la vérité et la paix, c’est apprendre à vivre ensemble sans effacer nos différences. Résumé de la Paracha Moché raconte comment il a supplié Dieu de le lais
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23 juil.15 min de lecture


Devarim : le piège de la comparaison
En ouvrant son discours d'adieu, Moïse revient sur la faute des explorateurs. Ils avaient dit vrai : les villes étaient fortifiées, le peuple était fort, ils n'ont rien inventé. Mais ils se sont trompés quand même, parce qu'ils évaluaient depuis l'Égypte sans s'en rendre compte. Les Juifs d'Occident évaluent depuis l'Occident, et sur le confort, la sécurité et les manières, l'Occident gagne (pour l'instant en tout cas). Leurs enfants n'ont pas le même point de référence, et c
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17 juil.12 min de lecture


Mattot-Maseï : Le cœur foncier de Bamidbar
Bamidbar est le livre de la terre et de son juste partage. Il s'ouvre sur un recensement pour répartir la נחלה et se referme sur les filles de Tselofhad, dont la part ne doit pas se perdre. Son secret est le yovel, כִּי לִי הָאָרֶץ, la terre est à Dieu, on ne la possède pas, on l'habite, et elle revient toujours à celui qui en fut privé. La spéculation est le contraire exact du yovel. Elle fait de la terre une marchandise et chasse le frère modeste hors du sol. Retrouver l'es
steveohana5
10 juil.9 min de lecture


Pin'has : désirer la terre qu'on n'a pas vue
Les filles de Tselofhad réclament une part dans une terre qu'elles n'ont jamais vue, et Dieu les récompense pour cet amour. Les explorateurs, eux, ont vu la terre de leurs yeux et n'ont pas su l'aimer. Aujourd'hui, nos objections contre l'aliyah répètent presque mot pour mot leur rapport. Elles ne sont pas fausses, mais elles concluent trop vite. Aimer la terre, ce n'est pas la juger, c'est la recevoir comme un héritage. Résumé de la paracha : La parasha s'ouvre sur la récomp
steveohana5
2 juil.8 min de lecture


Balak : Le lion et la rosée
La paracha et la haftara de Balak nous donnent la carte d'identité d'Israël parmi les nations, le lion et la rosée. La rosée vient de Dieu et nous la portons au monde, le lion ne se dresse que pour la protéger. Nos deux guerres contre l'Iran ont repris les mots mêmes de Bilaam, et le retrait de l'Amérique ne crée pas notre solitude mais la révèle, car nous portons seuls la vocation de prêtres parmi les nations. Derrière cette vocation se tient une exigence qui tient en deux r
steveohana5
26 juin6 min de lecture
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