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Roch Hachana : engendrement, Akeda et teshouva
Ce texte est la retranscription du cours sur Roch Hachana donné chez la famille Toledano à Raanana pour l'élévation de l'âme de Dan Wajdenbaum z'l. Introduction Bonsoir à tous. Merci à la famille Toledano, et merci à chacun d'être là. Après une interruption d'au moins un an, je suis très heureux de reprendre et d'ouvrir ce cycle avec Roch Hachana. J'espère que nous pourrons désormais nous retrouver régulièrement. Ce cours sera centré sur l'enseignement de Manitou — le Rav Léo
steveohana5
il y a 4 jours33 min de lecture


Nitsavim-Vayelekh - Ecouter avant de savoir
Nitsavim nous révèle que le retour à Sion n’est pas la fin de notre histoire : après le retour de la terre vient celui du cœur. Mais cette transformation ne se décrète pas : וּמָל ה׳ אֱלֹהֶיךָ אֶת לְבָבְךָ, « Hachem ton Dieu circoncira ton cœur ». Notre tâche commence donc par Hakel : rassembler tout Israël, du chef au puiseur d’eau, pour réapprendre à écouter ensemble une Torah qu’aucun camp ne possède à lui seul. Peut-être notre principal obstacle est-il précisément de croi
steveohana5
il y a 6 jours6 min de lecture


Ki Tavo — Quand tu seras arrivé
Hier soir, les parents étaient conviés à la rentrée de la promotion כ״ו de la mekhina d'Ein Prat (עין פרת), à Kfar Adoumim. Du haut de la colline, le soleil descend sur le désert de Judée : là-bas, les montagnes où Moshé s'est arrêté au seuil de la promesse. En bas, les champs où ma fille Elsa, bientôt, recueillera les premiers fruits. Nadav, un camarade d'Elsa, venu de Herzliya nomme mes ancêtres, du Maroc à la France et je pense aux premiers mots de la paracha Ki Tavo, quan
steveohana5
28 août4 min de lecture


Ki Tetsé : ce qui restera d’Amalek
La paracha se termine par un ordre qui semble se retourner contre lui-même, puisqu'il faut effacer le souvenir d'Amalek et qu'il est en même temps interdit de l'oublier. Or il existe une fête où nous accomplissons les deux gestes ensemble, et un livre dont on nous promet qu'il ne sera jamais aboli. Ce que nous gardons n'est pas l'ennemi, c'est le réveil qu'il a provoqué, et il existe une discipline pour l'entretenir sans lui. Résumé de la paracha La paracha Ki Tetsé rassemble
steveohana5
21 août8 min de lecture


Choftim : le siège vide
Choftim institue quatre pouvoirs : les juges, le roi, les prêtres et le prophète. Nous avons restauré les trois premiers et laissé le quatrième vacant. Or le prophète n'était pas un devin. Il tenait ensemble deux exigences que nous séparons sans cesse, l’appel à habiter la terre, d’un côté, et l’appel à la rendre habitable pour tous nos frères, de l’autre, parce que ces deux exigences n'en font qu'une. Sans cette voix, un retour s'ouvre mais ne s'achève pas. Cela s'est produi
steveohana5
14 août18 min de lecture


Réé : les lois qui forment le cœur
Réé introduit l’effacement des dettes tous les sept ans et condamne le calcul pourtant rationnel de celui qui refuse alors de prêter. Elle appelle bliyaal — « sans profit » — ce qui semble précisément le plus rentable. De là émerge une conception de la tsedaka qui dépasse l’impôt comme la charité : contraindre l’acte pour former le cœur. La pensée économique redécouvre aujourd’hui que l’homme n’agit pas seulement par intérêt. Le défi d’Israël est d’en tirer toutes les conséqu
steveohana5
7 août15 min de lecture


Ekev, la brit mila du coeur
Douze fois la paracha Ekev nomme le cœur, et c'est à lui qu'elle confie la vanne par laquelle la pluie descend ou s'arrête. Non par marché, car on ne peut aimer par calcul, mais parce que le flux se pose sur nous à proportion exacte de notre disponibilité. Or ce n'est pas le malheur qui ferme le cœur, c'est l'abondance, et il faut souvent un feu pour rendre la sensation à un membre engourdi. D'où le défi : circoncire nous-mêmes notre cœur, par mille petits gestes vers l'orphe
steveohana5
30 juil.13 min de lecture


Ticha beAv et Va'ethanan : Aimez la vérité et la paix
Entre Ticha BeAv et Chabbat Na’hamou, Va’ethanan nous invite à examiner nos divisions. L’unité ne consiste pas à obliger l’autre à penser comme nous.Respecter son adversaire, c’est écouter et reconnaître la part de vérité qu’il porte.Beit Hillel et Beit Chammaï ont maintenu leurs désaccords sans rompre leurs liens.Aimer la vérité et la paix, c’est apprendre à vivre ensemble sans effacer nos différences. Résumé de la Paracha Moché raconte comment il a supplié Dieu de le lais
steveohana5
23 juil.15 min de lecture


Devarim : le piège de la comparaison
En ouvrant son discours d'adieu, Moïse revient sur la faute des explorateurs. Ils avaient dit vrai : les villes étaient fortifiées, le peuple était fort, ils n'ont rien inventé. Mais ils se sont trompés quand même, parce qu'ils évaluaient depuis l'Égypte sans s'en rendre compte. Les Juifs d'Occident évaluent depuis l'Occident, et sur le confort, la sécurité et les manières, l'Occident gagne (pour l'instant en tout cas). Leurs enfants n'ont pas le même point de référence, et c
steveohana5
17 juil.12 min de lecture


Mattot-Maseï : Le cœur foncier de Bamidbar
Bamidbar est le livre de la terre et de son juste partage. Il s'ouvre sur un recensement pour répartir la נחלה et se referme sur les filles de Tselofhad, dont la part ne doit pas se perdre. Son secret est le yovel, כִּי לִי הָאָרֶץ, la terre est à Dieu, on ne la possède pas, on l'habite, et elle revient toujours à celui qui en fut privé. La spéculation est le contraire exact du yovel. Elle fait de la terre une marchandise et chasse le frère modeste hors du sol. Retrouver l'es
steveohana5
10 juil.9 min de lecture


Pin'has : désirer la terre qu'on n'a pas vue
Les filles de Tselofhad réclament une part dans une terre qu'elles n'ont jamais vue, et Dieu les récompense pour cet amour. Les explorateurs, eux, ont vu la terre de leurs yeux et n'ont pas su l'aimer. Aujourd'hui, nos objections contre l'aliyah répètent presque mot pour mot leur rapport. Elles ne sont pas fausses, mais elles concluent trop vite. Aimer la terre, ce n'est pas la juger, c'est la recevoir comme un héritage. Résumé de la paracha : La parasha s'ouvre sur la récomp
steveohana5
2 juil.8 min de lecture


Balak : Le lion et la rosée
La paracha et la haftara de Balak nous donnent la carte d'identité d'Israël parmi les nations, le lion et la rosée. La rosée vient de Dieu et nous la portons au monde, le lion ne se dresse que pour la protéger. Nos deux guerres contre l'Iran ont repris les mots mêmes de Bilaam, et le retrait de l'Amérique ne crée pas notre solitude mais la révèle, car nous portons seuls la vocation de prêtres parmi les nations. Derrière cette vocation se tient une exigence qui tient en deux r
steveohana5
26 juin6 min de lecture


Houkat : retrouver notre voix
Cette semaine, Israël s’est senti trahi par celui qu’il appelait son grand frère.Houkat nous rappelle que cette blessure n’est pas nouvelle : Édom aussi, le frère de Yaakov, refuse à Israël le passage et le laisse seul sur la route. C’est alors que surgissent les serpents, non comme un danger nouveau, mais comme la révélation d’une protection qui se retire. Notre désespoir révèle donc une vérité difficile : nous avions trop confié notre sécurité à un frère qui ne pouvait pas
steveohana5
19 juin6 min de lecture


Kora’h à la Knesset : faire fleurir la Torah, ne pas l’instrumentaliser
Mercredi, en pleine guerre et alors que Tsahal manque d’hommes, la Knesset a voté en lecture préliminaire une loi fondamentale faisant de l’étude de la Torah une valeur constitutionnelle de l’État, avec en arrière-plan la volonté de protéger le statut des étudiants en yechiva et leur exemption du service militaire. Pourtant, de plus en plus de jeunes haredim aspirent aujourd’hui à s’intégrer pleinement à la société israélienne. La paracha de Kora’h nous met en garde contre un
steveohana5
12 juin7 min de lecture


Chelakh Lekha : la terre ne porte pas la haine
Pourquoi sommes-nous si prompts à médire de notre propre terre ? Et pourquoi cette haine entre frères qui resurgit dès que la menace s'éloigne ? La paracha nous révèle que ce sont là une seule et même faute : refuser de faire de la place à l'autre. Nos ennemis du dehors ne sont que l'ombre projetée de nos déchirures. Et si accueillir le Nom divin sur cette terre dépendait moins de nos victoires militaires que de notre capacité à céder la première place à ce qui nous unit et n
steveohana5
5 juin8 min de lecture


Beha'alotekha : la manne, le pétrole et le courage perdu
Le peuple a la manne, mais réclame la viande d’Égypte : il ne manque pas de nourriture, il refuse la vulnérabilité de dépendre de Dieu. Il préfère la sécurité prévisible de l’esclavage à l’inconfort d’une liberté reçue jour après jour. Face à l’Iran, l’Occident réagit de la même manière : il parle pétrole, inflation, stabilité, là où il faudrait parler dignité, courage et libération. Il ne ressent plus son aliénation, parce qu’elle prend la forme confortable de la consommatio
steveohana5
29 mai4 min de lecture


Chavouot : Le Yovel, cœur oublié de la Torah
Le Ramban établit un parallèle troublant entre Chavouot et le Yovel : leur sens intime est identique. Le Yovel — ouverture des champs, retour des terres à leur propriétaire, libération des esclaves — est la traduction sociale du Sinaï tel qu'il aurait dû être. Que ce Yovel n'ait jamais été pratiqué prouve que nous n'avons pas pleinement reçu la Torah. La délivrance messianique devra le placer au centre, et la halakha lie d'ailleurs son retour à celui du peuple sur sa terre, a
steveohana5
20 mai7 min de lecture


Bamidbar : retrouver notre vocation commune
Bamidbar pose une question très actuelle : qu’est-ce qui peut encore unir Israël aujourd’hui ? La Torah ne crée pas l’unité en effaçant les différences ; chaque tribu garde son identité, mais toutes campent autour du Mishkan, symbole d’une mission commune.Rav Fohrman montre qu’être “compté” signifie aussi recevoir une responsabilité : chacun compte parce qu’il participe à un projet qui le dépasse. Les Leviim, frères aînés d’Israël, deviennent alors des ponts entre Dieu et Isr
steveohana5
15 mai7 min de lecture


Behar : l’argent au service du chalom
Behar est peut-être la paracha la plus révolutionnaire de la Torah, parce qu’elle présente des principes économiques que le peuple juif lui-même n’a presque jamais réussi à appliquer pleinement. Shemita, yovel, retour des terres, annulation des dettes, prêt sans intérêt : tout y remet en cause notre attachement à l’argent et à la propriété. Ces lois ne décrivent pas seulement une économie plus juste ; elles contiennent l’essence de l'idéal messianique. Elles annoncent un mond
steveohana5
8 mai6 min de lecture


Emor - Construire la Menorah
Dans Emor, la Torah parle d’une huile d’olive pure, concassée pour faire monter une lumière permanente : parfois, c’est sous la pression que la lumière se révèle. Rabbi Shimon bar Yohaï, enfermé dans sa grotte face aux Romains, fait surgir de l’épreuve une lumière immense, celle du Zohar. Aujourd’hui encore, un sondage montre que près d’un Israélien sur deux s’est rapproché de son identité juive depuis le 7 octobre. La souffrance n’a pas créé cette lumière, elle a réveillé ce
steveohana5
1 mai5 min de lecture
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