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Roch Hachana : lire l’heure, choisir la lumière

  • steveohana5
  • 22 sept. 2025
  • 5 min de lecture

Roch Hachana ne commémore pas la création du monde, mais celle de l’homme : là commence le choix et le tikoun.

Les forces de substitution cherchent à détourner le projet divin et s’attaquent à la terre, car la terre d’Israël est le lieu du dévoilement de la Shekhina.

Notre rôle n’est pas de combattre l’obscurité par l’obscurité, mais d’ajouter de la lumière : proclamer la royauté de D. (Mal’houyot), inscrire nos vies dans Sa mémoire (Zikhronot), et nous éveiller à la responsabilité (Chofarot).

Chaque aliyah révèle la Présence ; et nos actes quotidiens — dépasser l’ego, donner au plus fragile, pardonner, parler avec droiture — épaississent la lumière du monde.

Ainsi, nous devenons associés du tikoun dans nos pensées, nos paroles et nos actions, et nous rendons vivants les trois piliers : Vérité, Justice et Paix.

Ketiva ve’hatima tova — que cette année soit inscrite pour Israël et pour le monde dans la clarté, la sécurité et la lumière.



Ce qui se joue spirituellement maintenant


Depuis l’aube de l’Alliance, des forces de substitution cherchent à détourner le Plan de réparation du monde. Pourquoi s’en prennent-elles aujourd’hui à la terre ? Parce que la terre d’Israël est le lieu du dévoilement de la Shekhina : c’est là que l’Alliance entre D. et l’humanité se révèle dans l’histoire, à travers l’élection d’Israël. Les mitsvot liées au pays, la prophétie, le Mikdash : tout indique que ce petit lopin de terre n’est pas un accident géopolitique mais un théâtre spirituel où la Présence se manifeste.

Ne pouvant effacer ce projet à découvert, les forces négatives agissent par procuration : elles cautionnent, soutiennent, financent des entités vouées à détruire la souveraineté juive ; quand Israël se défend, on inverse causes et effets, on brandit des accusations dévoyées, on embrouille les consciences.

Il faut nommer le but véritable : nous faire douter nous-mêmes — de notre foi, de nos dirigeants, de notre légitimité sur la terre. Or le Projet divin est en marche. Comme dans les récits prophétiques, D. retourne les forces négatives et les plie, souvent malgré elles, au sens du bien et de la vie.

C’est pourquoi chaque individu, à Roch Hachana, reçoit une responsabilité : se positionner. Soit on participe au flux de vie qui mène au tikoun, soit on se met en dehors — “se mettre contre” est illusoire, car la vie finit par l’emporter. Cette clef ouvre la porte de la partie suivante.



Roch Hachana : non pas la création du monde, mais de l’homme


Roch Hachana célèbre le sixième jour, la création d’Adam. À partir de l’homme, le choix commence — donc le tikoun. Ce n’est pas seulement un jugement privé : les nations aussi sont évaluées à travers la responsabilité de leurs chefs, car leurs décisions orientent la vie ou la mort, la vérité ou l’inversion.

La liturgie nous offre la boussole : Mal’houyot (couronner la Royauté), Zikhronot (réinscrire nos vies dans la mémoire de D.), Chofarot (entendre l’appel qui réveille). Nous ne cherchons pas des slogans creux ou des titres de gloire, mais l’alignement du monde sur le Bien.


Mal’houyot – Couronner

Nous proclamons : « Hachem Melekh, Hachem Malakh, Hachem Yimlokh le’olam va’ed. » Couronner D., ce n’est pas légitimer une domination humaine ; c’est soumettre la puissance à l’éthique. La royauté divine signifie : la vérité au-dessus de la force, la justice au-dessus de l’intérêt, la dignité au-dessus du calcul. Concrètement, Mal’houyot nous demande de régner sur nous-mêmes — sur nos peurs, nos colères, nos fantasmes — afin que nos maisons, nos marchés et nos institutions reflètent un ordre juste. Quand Israël se règle sur cette souveraineté-là, il rappelle aux nations qu’il existe une politique responsable devant plus grand que soi.


Zikhronot – Se souvenir

« Zokhrenou le’haïm » : nous demandons à D. de se souvenir de nous, et nous nous souvenons de Lui. Zikhronot relit l’histoire à la lumière de l’Alliance : Sarah visitée, Hanna exaucée, Akédat Yits’hak, la sortie d’Égypte. Ce n’est pas de la nostalgie, mais une mémoire active qui oriente nos choix. Se souvenir, c’est tenir nos promesses, honorer nos aînés, assumer notre mission sur la terre d’Israël. Dans un monde qui inverse causes et effets, Zikhronot répare la chronologie morale : il remet chaque chose à sa juste place, et nous avec.


Chofarot – Réveiller

La voix du chofar rassemble les trois sens de la fête : introniser (on sonne à l’intronisation d’un roi), rappeler le Sinaï (où la voix du chofar s’est intensifiée et s'est imprimée dans le fond de nos êtres) et réveiller la conscience. Les sons eux-mêmes enseignent :

Teki’a : le souffle plein — la clarté du but.

Shevarim/Teru’a : le brisé/sanglot — reconnaître nos fractures.

Teki’a Guedola : le retour au plein — réparer et se relever.

Chofarot nous sort de l’anesthésie : il brise la brouille de l’époque, traverse la confusion, et nous ramène à la responsabilité. Après l’avoir entendu, on ne peut plus “attendre que ça passe” ; il faut agir : aligner nos pensées, paroles et actions, faire de chaque geste un pas de tikoun, et rendre visibles — ici et maintenant — Vérité, Justice, Paix.



Comment “ajouter de la lumière” dès ce soir


  • Chaque aliyah dévoile la Shekhina : chaque montée en Israël n’est pas un simple mouvement démographique ; c’est un pas de révélation. En ramenant des fils d'Israël à la terre d’Israël, l’aliyah épaissit la Présence dans le réel : plus de familles, plus d’étude, plus de travail de la terre, plus de chalom entre voisins, autant de lumières qui s’allument.


  • Dépasser l’ego : choisir l’humilité, céder de la place, préférer le service à l’autopromotion. L’ego rétrécit la lumière ; l’humilité la laisse passer.


  • Donner à plus fragile que nous : tzedaka concrète, temps, écoute, dignité. Ce que l’on partage ouvre les canaux de la Providence à l'ensemble du collectif, et fait circuler la lumière.


  • Pardonner et demander pardon : réparer les liens, desserrer les rancœurs, rouvrir l’avenir. La Shekhina ne réside pas là où la haine s’entasse.


  • Avoir une parole claire, digne et juste : renoncer à l’insinuation et à la caricature, nommer sans haine ni peur, se tenir dans la vérité. La parole droite est une lampe qui ne vacille pas.


  • Incarner la Présence : faire de nos foyers, métiers, écoles et rues des lieux où la Shekhina peut demeurer : honnêteté dans les affaires, patience et disponibilité avec les enfants, respect dans le débat public.


  • Devenir vecteurs de la Volonté divine : aligner pensées, paroles et actions sur le Bien ; faire de chaque geste un pas de tikoun. La souveraineté commence par la maîtrise de soi et s’étend de proche en proche jusqu’à la cité.



Israël, laboratoire de la souveraineté morale


Être l’associé de D., ce n’est pas dominer ; c’est élever. Une société où la loi est au-dessus de la force, où l’économie sert la dignité humaine, où les frontières sont responsables, où les orphelins et les faibles ne sont pas oubliés. Ce n’est pas un empire religieux : c’est un pays-exemple, une maison où l’on peut lire la Présence dans la manière d’habiter, de juger, de commercer, de parler.

Quand Israël se redresse ainsi, il offre au monde une traduction vivante de Vérité–Justice–Paix ; et les nations, elles aussi, peuvent s’y mesurer.



Conclusion : le choix des bnei Adam, aujourd’hui


Nous arrivons au point décisif : se positionner. Allons-nous participer au flux de vie — ou nous en écarter ? “Contre” est illusoire : la vie finit par retourner l’obscurité pour accoucher du bien.

Alors, en ce Roch Hachana, choisissons :


  • d’être les associés de D. dans la Création ;

  • de faire revenir la Shekhina par l’aliyah, la justice, la tzedaka, la parole droite ;

  • de transformer nos doutes en actes qui bâtissent, réparent, rassemblent.


Ainsi, tandis que d’autres usurpent les grands mots, nous leur donnons corps : Vérité, Justice, Paix — non comme des slogans, mais comme des présences visibles dans nos vies.


Ketiva ve’hatima tova — qu’Israël et le monde soient inscrits pour une année de clarté, de sécurité et de lumière.


Lire le dvar torah en hébreu:



 
 
 

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