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Parachat Ki Tetse : Amalek et la fin de l’exil de Rome

  • steveohana5
  • 5 sept. 2025
  • 4 min de lecture

Amalek incarne la force du doute : il surgit à chaque moment clé de notre histoire pour remettre en cause la légitimité d’Israël et sa mission. La réponse de la Torah se trouve dans Ki Tavo : « Quand tu entreras dans le pays… ». La vraie victoire contre Amalek, c’est de lui opposer la vie : revenir sur notre terre, y construire, y vivre selon la Torah. Les épreuves de la diaspora sont un signe : il est temps de rentrer à la maison. En se rassemblant, Israël retrouvera son unité et pourra redevenir un phare pour les nations. 

 

Nicolas Poussin, La Victoire de Josué sur les Amalécites, 1624-1626
Nicolas Poussin, La Victoire de Josué sur les Amalécites, 1624-1626

La paracha Ki Tetse se conclut sur un passage marquant :

 “Souviens-toi de ce que t’a fait Amalek… Tu n’oublieras pas !” (Devarim 25:17-19)

Nos Sages expliquent qu’Amalek ne représente pas seulement un peuple historique, mais une force spirituelle, une énergie qui se manifeste dans l’histoire à des moments clés.

 


Amalek : la force du doute


Amalek incarne l’extériorisation du doute. D’ailleurs, les lettres d’Amalek ont la même guématria que safek (ספק = doute).


Le Rav Léon Askénazi – Manitou – enseigne qu’Amalek surgit toujours au moment des transitions historiques, lorsque le peuple d’Israël passe d’une étape à une autre :

·       À la sortie d’Égypte, Amalek attaque avant le don de la Torah.

·       Dans le livre d’Esther, Amalek réapparaît à travers Haman, à la fin de l’exil de Babylone.

·     Dans notre paracha, Amalek intervient à la fin du parcours dans le désert, juste avant l’entrée en Terre d’Israël.


Pour Manitou, ce schéma se répète à chaque fin d’exil : Amalek vient semer la confusion, instiller le doute sur la légitimité d’Israël, sur son rôle dans l’histoire, sur sa capacité à réaliser sa mission.

 


Aujourd’hui : la fin de l’exil de Rome


Or, nous vivons actuellement la fin de notre quatrième et dernier exil – « l’exil de Rome » – dans lequel le peuple juif est resté pendant près de deux millénaires.


Une étape clé de cette fin d’exil fut la Déclaration Balfour de 1917, autorisant l’établissement d’un foyer juif sur le territoire de la Palestine mandataire. A peine dix ans plus tard, Amalek est apparu (sous la forme de l’hitlérisme) pour contrecarrer le retour du peuple juif sur sa terre ancestrale.


De même, la signature des Accords d’Abraham sous le premier mandat Trump représentait le début de la reconnaissance officielle d’Israël par ses voisins arabes. L’entrée annoncée de l’Arabie Saoudite (gardienne des lieux saints musulmans) dans les Accords d’Abraham aurait représenté un tournant décisif vers notre délivrance, délivrance qu’Amalek (cette fois piloté par le régime des mollahs iranien) a cherché à contrecarrer par les massacres du 7 octobre 2023.


Amalek, bien au-delà du seul régime iranien, prend aujourd’hui la forme de l’idéologie globale qui nie le droit d’Israël à exister en tant que peuple souverain sur sa terre. Il se nourrit des divisions internes, des doutes identitaires et de la tentation de l’assimilation. Il utilise un langage moderne pour parvenir à ses fins : droits de l’homme, humanisme dévoyé, antisionisme légal et « respectable ».


Ce n’est pas un hasard si Ki Tetse se clôt par Amalek après la paracha la plus fournie en mitsvot — de la guerre à la justice sociale en passant par le mariage : Amalek incarne l’ultime obstacle, le dernier barrage avant l’accomplissement de notre vocation.

 


La réponse de la Torah : entrer en Terre d’Israël


La résolution de ce doute n’apparaît pas dans Ki Tetse… mais dans les premiers mots de la paracha suivante, Ki Tavo, qui suivent immédiatement l’injonction de se souvenir d’Amalek :

“Quand tu arriveras dans le pays que l’Éternel ton Dieu te donne en héritage…” (Devarim 26:1)


Il y a plusieurs façons d’interpréter la succession des versets : le dernier de Ki Tetsé sur Amalek et le premier de Ki Tavo sur l’entrée en Terre d’Israël.


L’explication la plus évidente consiste à dire que, pour entrer en Terre d’Israël, il faut d’abord combattre Amalek : vaincre les forces du doute qui nous attaquent, à l’extérieur comme à l’intérieur.


Mais Manitou propose une lecture plus profonde : la véritable réponse à Amalek n’est pas seulement de le combattre, c’est de lui opposer la vie. La guérison du doute qu’Amalek incarne, c’est l’entrée en Terre d’Israël. S’y installer, y construire, y vivre selon la Torah : voilà la victoire ultime. Amalek représente l’ombre ; habiter la Terre, c’est choisir la lumière. 

Aujourd’hui, cela résonne avec une force particulière. Rester en diaspora, pour les Juifs encore en exil à Rome, c’est nourrir les forces de l’obscurité et du doute en validant l’idée que le peuple juif peut continuer à vivre en étant déconnecté de sa terre, même quand celle-ci abrite déjà une souveraineté juive…


Or les épreuves que traversent aujourd’hui les communautés juives hors d’Israël — des épreuves qui forcent les Juifs de diaspora à faire un choix clair dans leur identité — sont comme un signe : il est maintenant temps de rentrer à la maison. L’alya des Juifs encore dispersés — en particulier en Occident, notre « exil de Rome » — est au cœur du remède à Amalek. En se rassemblant sur sa terre, Israël retrouve son unité, sa cohérence, son identité profonde. Et c’est depuis Sion qu’il peut redevenir un phare parmi les nations, non en niant l’identité des autres peuples, mais en les aidant, par l’exemple, à retrouver la leur.


Le combat contre Amalek n’est pas seulement militaire, il est avant tout spirituel et identitaire. La véritable victoire ne consiste pas seulement à se défendre, mais à assumer notre rôle :

·       Rassembler le peuple juif sur sa terre.

·       Retrouver notre unité et notre clarté intérieure.

·       Être un témoin vivant de l’alliance entre D.ieu et l’humanité.

Alors, comme l’explique Manitou, en résolvant notre propre doute, nous permettons aussi aux nations de retrouver leur propre ancrage, leur identité, leur vocation. Israël ne vient pas effacer les peuples, mais les aider à redevenir eux-mêmes.

 


Ainsi, la Torah nous révèle la clé dans le combat contre le doute (intérieur comme extérieur) : “Ki Tavo” – entrer, revenir, s’enraciner. 

Que ce mouvement de retour à la terre, dans le rassemblement d’Israël, nous apporte la victoire sur Amalek et permette à la lumière d’Israël d’éclairer le monde !


Amen ve Amen

 

 

 
 
 

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