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Paracha Re’eh : Bibi face à Macron- ouvrir les yeux pour choisir la vie

  • steveohana5
  • 21 août 2025
  • 5 min de lecture

Dernière mise à jour : 24 août 2025

La paracha Re'eh s'ouvre avec le verset suivant:“Vois-Re’eh, Je mets aujourd’hui devant vous la bénédiction et la malédiction” (Devarim 11:26). Nos choix ne sont jamais neutres : comme l’enseigne la Kabbale, chaque acte déclenche une onde spirituelle qui finit par revenir vers nous.Dans sa lettre à Emmanuel Macron, Binyamin Netanyahou avertit que les signes d’apaisement envers le Hamas alimentent une vague d’antisémitisme en France, qu’il qualifie de « plaie », en référence aux dix plaies d’Egypte. À l’image de Pharaon, persister dans l’aveuglement peut mener à un point de non-retour où seule une rupture imposée peut amener la réparation. La paracha Re’eh, qui précède de quelques jours le début du mois d’Eloul, nous invite à ouvrir les yeux pour ne pas nous retrouver entraînés par les aveuglements des dirigeants des Nations.



Paracha Re'eh, par Darius
Paracha Re'eh, par Darius

 


Au début de la paracha Re’eh, la Torah nous dit :


Vois, Je mets aujourd’hui devant vous la bénédiction et la malédiction” (Devarim 11:26).


Pourquoi la Torah emploie-t-elle le verbe “voir” et non pas “entendre” ? Parce que voir, c’est prendre pleinement conscience. Là où l’oreille perçoit une information, l’œil relie les causes et les effets. Voir, c’est comprendre que nos choix ne sont jamais neutres : ils façonnent non seulement notre destinée individuelle, mais aussi l’équilibre spirituel et matériel du monde.


Dans cette perspective, la « bénédiction » et la « malédiction » évoquées dans ce verset ne désignent pas une punition extérieure infligée par un Dieu “en colère” : ce sont les conséquences naturelles de la conduite des hommes, inscrites dans la structure même de la Création. Comme l’enseigne la Kabbale, la Torah nous révèle ici une loi spirituelle fondamentale : chaque action humaine déclenche une résonance dans les mondes supérieurs, qui finit toujours par revenir vers nous. Ce ne sont pas des sanctions arbitraires, mais des mécanismes d’action-réaction intégrés au tissu même de la réalité.


Le Rav Adin Steinsaltz, dans son magnifique livre La Rose aux Treize Pétales, décrit plus en détail ces mécanismes :

·       Une action juste crée un malakh tov, un “ange de lumière” qui ouvre des portes facilitant notre croissance spirituelle.

·     Une action destructrice crée un malakh ra, une force d’opacité qui se retourne contre nous et nous enferme dans un engrenage de fautes.


Ainsi, les mondes supérieurs et inférieurs sont intimement liés. Les actes de l’homme ici-bas éveillent des répercussions dans les sphères invisibles, et ces influences reviennent ensuite sur l’homme, comme une onde qu’il a lui-même créée. Autrement dit : nous sommes co-auteurs de notre destin. Ce que nous appelons “Providence” est en partie la conséquence de nos propres choix.

 

C’est ce qui s’est passé avec Pharaon. Au début, il pouvait encore choisir de libérer Israël. Mais à force de s’opposer au départ des Hébreux, il a créé autour de lui une toile de forces spirituelles qui l’ont enfermé dans sa propre logique.

La Kabbale fait référence au processus décrit par le Rambam (Hilchot Teshuva 6:3) : une répétition persistante de faute peut conduire à un « point de non-retour » — Nekoudat Ha’Ain Shiva — où nos propres mauvaises actions nous aveuglent jusqu’à ce que seule une rupture extérieure impose un changement. Pharaon en donne l’exemple saisissant : il est spirituellement enfermé dans ses refus, et seule la destruction de l’Égypte et la noyade des cavaliers l’en libère — non par techouva, mais par abaissement absolu


Le mois d’Eloul, qui commence lundi prochain, est une opportunité pour accomplir un examen de conscience et un travail de techouva (retour vers Dieu, c’est-à-dire vers soi). A cette période, une lumière particulière descend en effet dans le monde : celle qui permet à chacun de revenir sur son chemin avant que la réalité ne le force à changer.


Mais cette fenêtre se referme à Roch Hachana, jour du jugement universel.


Dans ce contexte, l’échéance du 23 septembre 2025 (Roch Hachana 5786) fixée par Binyamin Netanyahou dans sa lettre à Emmanuel Macron prend une signification bien plus profonde qu’un simple « ultimatum » politique[1].


Netanyahou met en garde : il veut faire « voir » (Re’eh) au Président français que les choix diplomatiques de la France, en donnant des signes d’apaisement au Hamas, alimentent indirectement un climat d’antisémitisme grandissant. C’est pourquoi, dans sa lettre, il dresse une liste précise d’actes antisémites récents ayant frappé les Juifs de Francen qualifiant cette vague de véritable “plaie” pour la société française. Ce mot fait écho aux “plaies d’Égypte” : lorsque Pharaon refusait d’ouvrir les yeux, chaque résistance entraînait une nouvelle plaie, conséquence directe de ses propres choix.


C’est là que la paracha Re’eh résonne avec force : comme dans le cas de Pharaon, chaque déclaration et chaque geste politique nourrissent une dynamique. Ce qui, au départ, semble être un simple choix diplomatique devient peu à peu un engrenage : les décisions s’accumulent, les résonances négatives se renforcent, et un climat spirituel et social pesant s’installe, tant pour la France que pour sa communauté juive.


Et peut-être est-ce là le danger le plus grand : lorsque des forces spirituelles - ce que la Kabbale appelle les malakhim créés par nos actes - s’accumulent, elles finissent par piéger l’homme dans ses propres décisions. Comme Pharaon, le dirigeant peut finir par ne plus voir et ne plus pouvoir revenir en arrière.


Il convient de rappeler que la valeur numérique du nom “Macron” (364) correspond à celle de השטן , le Satan. Le risque qu’il se trouve entraîné dans une dynamique spirituelle incontrôlable est réel.


S’il s’obstine à ne pas “voir” (Re’eh) la logique profonde de ses propres choix, le danger est d’atteindre un point de non-retour, où la réalité imposera sa rupture, avec des conséquences à la fois politiques, sociales et spirituelles pour les Juifs de France.

 

Face à ce risque, nous sommes invités, nous, Juifs d’Israël et de France, non pas à la panique ou à l’angoisse, mais à la lucidité.


Nous ne pouvons pas changer le cœur des dirigeants des Nations, mais nous pouvons choisir d’ouvrir les yeux sur la réalité, afin de ne pas être entraînés malgré nous par leurs aveuglements.


Le premier verset de notre paracha résonne avec force avec celui de Nitsavim (Devarim 30:19) :

« J’ai placé la vie et la mort devant toi, la bénédiction et la malédiction ; choisis la vie afin que tu vives, toi et ta descendance. »


Que ce mois d’Eloul éclaire les dirigeants des Nations ! Mais qu’il nous aide, surtout, à voir la réalité telle qu’elle est et à choisir la bénédiction et la vie, même lorsque l’environnement autour de nous s’égare.


Amen ve Amen



[1] Voir ici la lettre adressée par Netanyahu à Macron https://x.com/AvivaKlompas/status/1957903485317558743

Voir aussi cette autre réponse de David Ben Gourion au Général de Gaulle après les déclarations du président français sur le "peuple juif, sûr de lui et dominateur" en 1967 https://danielhorowitz.com/blog/index.php/2025/08/21/1967-lettre-de-david-ben-gourion-a-de-gaulle/


 
 
 

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