top of page
Rechercher

Paracha Pekoude : rosh 'Hodesh Nissan, jour de la rencontre du Créateur avec ses Créatures

  • steveohana5
  • 28 mars 2025
  • 3 min de lecture

Les deux parachiot qui seront lues ce chabbat feront référence au 1er Nissan comme moment intense de rencontre du Créateur avec ses Créatures. Ces lectures résonneront cette année de manière puissante avec notre actualité, qui marque un « changement de phase » dans l’histoire contemporaine rappelant un peu l’année qui a précédé la sortie d’Egypte...

 


Le Temple de Jérusalem reconstruit accueille les enfants d'Israël, par Alex Levin
Le Temple de Jérusalem reconstruit accueille les enfants d'Israël, par Alex Levin


Le verset 40 : 17 de la paracha Pekoude fait référence au 1er Nissan 2449 (deuxième année après la sortie d’Egypte) comme date de l’inauguration du Mishkan :

« Ce fut au premier mois de la deuxième année, au premier jour du mois [1er Nissan], que fut érigé le Tabernacle. »


De façon coïncidente, cette année, la paracha Pekoude est lue précisément le chabbat qui précède rosh ‘hodesh Nissan, c’est-à-dire le chabbat où est lue la parachat ha’hodesh, celle où D.ieu donne à Moshé et Aharon la toute première mitzvah de la Torah, relative à la célébration du mois de Nissan et de la fête de Pessa’h:

« Ce mois-ci sera pour vous le premier des mois; il sera pour vous le premier des mois de l'année. » (Chemot, 12 :1)


Nous allons donc connaître ce chabbat un double rappel de l’importance de la date du 1er Nissan dans notre calendrier. En effet, si le 1er Tichri correspond à la Création de l’homme, c’est-à-dire au début de l’année à l’indice des Nations, le 1er Nissan est véritablement la tête de l’année à l’indice du peuple juif, celle où le Créateur a choisi d’engendrer (en le délivrant de l’esclavage) le peuple d’Israël pour en faire le vecteur de son Projet pour l’ensemble de l’Humanité. C’est parce qu’il représente le début du processus de dévoilement de la Volonté Divine dans l’histoire humaine que, contrairement au mois de Tichri, qui est celui du début de l’automne, donc celui de la vie qui s’éteint, le mois de Nissan est celui du début du printemps, donc celui de la vie qui s’anime.


Le choix du 1er Nissan comme date d’inauguration du Temple n’est évidemment pas fortuit : le 1er Tichri, D.ieu crée Adam Harishone et l’installe dans la maison qu’il a construite pour lui ; le 1er Nissan, six mois plus tard, l’homme (à travers la nation de prêtres que D.ieu s’est choisie pour se dévoiler à l’Humanité) inaugure en retour la maison qu’il a construite pour D.ieu dans ce monde. Le 1er Nissan est donc le moment de l’achèvement de la Création à travers la rencontre entre le Créateur et ses Créatures au sein du Beit Hamikdash.


On pressent dès lors que ce chabbat sera un moment de dévoilement messianique intense, ce qu’on peut d’ailleurs percevoir également sur un plan historique, à travers l’accélération très nette de la marche des événements au Moyen-Orient et dans l’ensemble du monde. Il devient d’ailleurs assez vain de chercher à « analyser » ou « comprendre » les phénomènes en cours, tant le tourbillon dans lequel nous nous trouvons emportés nous dépasse par sa puissance et sa rapidité. Le statu quo économique et géopolitique qui s’était constitué à l’échelle de plusieurs décennies à volé en éclats en l’espace d’à peine 18 mois, avec une accélération du temps historique de plus en plus forte à mesure que s’égrènent les semaines et les jours, un peu comme dans un phénomène fractal. Comme l’année qui a précédé la sortie d’Egypte[1], la période que nous vivons s’apparente à un « changement de phase » -pour parler dans le langage des physiciens- ou à une « singularité » -pour parler dans le langage des mathématiciens…


La seule certitude qui se dégage de ce moment singulier de rencontre entre le Créateur et ses Créatures est que tout se déroule pour le Bien. On sent depuis la terre d’Israël où j’écris ces lignes une impression assez paradoxale et surprenante de sérénité et de confiance. Un peu à la manière dont on pourrait cesser de percevoir les effets d’un ouragan depuis le cœur même de son œil…


Puisse Dieu assister nos extraordinaires soldats et nos alliés américains dans l’éradication définitive d’Amalek !  Puissent l’ensemble des Nations reconnaître la grandeur d’Israël et l’aider à accomplir sa sainte mission ! Puissions-nous par nos mérites permettre le dévoilement complet de la lumière divine dans ce monde et notre délivrance du mensonge, de la souffrance, de la misère, des guerres, de la maladie, de la mort et du mal !

Amen ve Amen



[1] Le Talmud nous apprend que les plaies ont probablement commencé environ un an avant la sortie d’Egypte (qui eut lieu le mois de Nissan 2448) et que l’esclavage des Hébreux en Egypte prit fin le Roch Hachana (1er Tichri) de l’année de la sortie d’Egypte, soit un peu plus de six mois avant la sortie d’Egypte (Talmud Rosh Hashanah 11a). Voir https://aish.com/end-of-slavery-in-egypt/

 
 
 

Posts récents

Voir tout
Mon premier Pourim

Samedi matin, comme presque chaque chabbat, Nathalie et moi avons assisté à un cours du rav Benharrouche, à Amit (Ra'annana), en hébreu, consacré à la signification d’Amalek et à la fête de Pourim. Il

 
 
 

Commentaires


©2020 par Un autre regard. Créé avec Wix.com

bottom of page